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Tele PocheApril 25th 1971
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LES TELESPECTATEURS N’ONT D’YEUX QUE POUR ALEX…
 
C'est la Championne des 'Champions'
 
C’est une « super », c’est une championne, c’est la championne des « Champions ». Alexandra Bastedo, une fille qui ne passe pas inaperçue. Très grande (elle mesure 1,78 m), très blonde, le corps d’une rare harmonie, Alex, comme l’appellent ses amis, n’a qu’à paraître pour attirer tous les regards. Et pourtant elle ne se départit guère d’une certaine réserve que d’aucuns pourraient prendre pour de la froideur ou de la fierté. Erreur. Un tempérament d’une grande spontanéité brûle sous cette apparente gravité. Et quels que soient les exploits accomplis par son personnage, Alex ne se prend pas pour une déesse descendue de l’Olympe. La « Championne » aime qu’on la remarque, mais elle a horreur de se faire remarquer.
 
Stuart Damon, William Gaunt and Alexandra Bastedo - A Case of Lemmings
Alex (et les deux autres champions de la mystérieuse agence Némésis). De g. à dr. : Stuart Damon et W. Gaunt.
 
On peut dire qu’Alexandra Bastedo n’a pas spécialement cherché à devenir actrice mais tout au long de sa jeune vie (elle a tout juste vingt-cinq ans), le destin l’a mise sur le chemin des studios. Un destin qui, dès avant sa naissance, n’était pas ordinaire car Alex est le résultat d’un curieux cocktail de nationalités. Elle est née en Angleterre, à Hove, dans le Sussex, mais elle possède un passeport canadien. Son père est en effet Canadien, lui-même d’origine espagnole et hollandaise. Quant à sa mère elle est italienne mais de souche mi-française, mi-allemande et elle a été élevée en Tchécoslovaquie !  C’est la guerre qui les a fait se rencontrer en Angleterre.
 
  — Après ma naissance, dit Alex, tout la famille partit pour le Canada à Toronto. Mais mes parents eurent la nostalgie de l’Angleterre et trois ans après nous refaisons nos valises. A l’âge de cinq ans je commence à prendre des leçons de danse. Et j’ai alors l’impression d’avoir découvert ma vocation. C’est dit : Je serai danseuse. Danseuse étiole naturellement. Hélas !  Je grandis, je grandis tellement que tous mes espoirs s’évanouissent.
 
  — Quand avez-vous commencé à jouer la comédie et comment?
 
  — Ma première expérience s’est passée à l’age de neuf ans au Conservatoire de Worthing. Mais ce n’était pas sérieux. On m’a fait jouer parce que j’avais un drôle d’accent canadien qui faisait rire tout le monde.
 
Mais voici que la famille Bastedo qui, décidément, a la bougeote, va s’installer à Brighton. A onze ans, Alex est devenue une belle jeune fille à qui l’on donnerait facilement deux ans de plus. Chaque matin pour aller à son lycée elle passe devant l’école de danse et d’art dramatique. Ne résistant pas, elle y entre bientôt et prend des leçons dans l’une et l’autre discipline.
 
Alexandra Bastedo - The Gun-Runners
Alexandra Bastedo est l'heureux résultat de cette étonnante équation : Espagne + Hollande + France + Allemagne + Italie + Angleterre + Tchécoslovaquie  = Canada.
  — Je réussissais bien. J’étais très heureuse. On me choisit pour jouer le rôle principal dans « Hélène de Troie ». Mon premiere grand rôle. Un médecin, ami de ma famille, vient voir la pièce et nous parle d’une annonce parue dans un journal du soir. Il s’agit d’un concours pour désigner une fille qui représenterait la Grande Bretagne à Hollywood. La gagnante jouerait dans un film intitulé « Treize filles apeurées ». Il y avait 4 000 candidates et j’ai gagné.
 
Ainsi à seize ans, Alex, chaperonnée par sa maman, part pour Hollywood. Elle aurait pu y rester car bien des propositions de films surtout pour la télévision, lui furent offertes. Mais madame Bastedo ne voyait pas cela d’un bon œil. Elle ne voulait pas la laisser toute seule. Elle ne pouvait pas non plus abandonner son mari et leurs deux autres enfants. Et puis, il y avait aussi à considérer les études d’Alexandra. Donc, retour en Angleterre. Adieu le cinéma!
 
  — D’ailleurs, reprend Alex, j’etais une bonne élève. Tous mes examens passés avec succès je me prépare à une carrière universitaire. Mais voici qu’un agent théâtral qui connaissait mon existence à cause de mon voyage à Hollywood, me propose un rôle terriblement tenant dans une série adaptée du « Comte de Monte-Cristo ». Cette fois, je me lance dans l’inconnu. Contre la volonté de mes parents j’accepte le rôle et… bientôt je commence à le regretter !  Car, après cela, c’est le vide, le désert. Plus une offre. Je tourne pour des films publicitaires et puis, enfin, les petits rôles arrivent. Tenez, c’est drôle, j’ai souvent joué une Française.
 
Alexandra Bastedo - A Case of Lemmings
Elle affectionne d'habitude sa coiffure en chignon mais elle sait prendre des allures plus sophistiquées en dénouant ses cheveux.
En France nous l’avons vue dans l’un des James Bond, « Casino Royale », où elle était la fille de Deborah Kerr ; mais elle avait déjà joué dans bien des productions lorsqu’elle se présenta pour le rôle de Sharron Mac Ready et qu’elle fut choisie parmi beaucoup d’autres filles.
 
L’un des créateurs de la série, Dennis Spooner, explique :
 
  — Je l’ai choisie pour toutes sortes de raisons évidentes mais surtout parce qu’il y a en elle, comme chez les deux garçons, Stuart Damon et William Gaunt, une frange de mystère qui les situe un tout petit peu à côté de l’humanité courante. Disons à la pointe. Car nos Champions ne sont pas surhumains. Ils sont des hommes. Mais des hommes avec des qualitiés plus développées, plus affinées que la normale. Après tout des records sont battus tous les jours dans tous les domaines. La vraie limite de l’homme on ne la connaît pas. Les Champions sont donc des cas particuliers mais pas invraisemblables. Ils sont vulnérables comme tous les hommes. C’est pourquoi ils restent crédibles. C’est pourquoi leurs aventures touchent le cœur du spectateur.
 
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